Zerodent

Zerodent – (Alien Snatch) // Kelly Bonneville
Si trouver une certaine douceur dans un album de punk c'est comme serrer la main de Tyson en pensant qu'il vous fera faveur de mollesse, c'est cette sensation même qui m'a poussé à faire de l'album éponyme de Zérodent ma chronique de rentrée.

Quand on parle de douceur, on ne parle pas de cette douceur âpre et câline mais de celle qui tire vers le haut vos meilleurs souvenirs d'adolescence. Mieux qu'une micro cure de jouvence, Zerodent vous fait retrouver converses délavées à l'eau de javel et T-shirt bravant les cover de Subway Sect. Certains groupes contemporains de punk sont la conséquence spontanée d'un point sur vos vinyles, rubrique british, qui vous feront abandonner pour quelques nuits le côté ouest de l'Atlantique.

La vraie surprise, et il en ressort de la volonté du groupe de Perth, est que ce premier LP ne tamponne pas méchamment, c'est comme une ballade dans une aciérie avec des protections auditives sur mesure et encore plus modérée par ce côté froid de la fin des seventies. Les 10 titres de Zérodent sont largement éduqués, il faut dire que les australiens ont bien assimilé leurs influences.