Washington Dead Cats – Wampas en live

Félin pour l’autre // par Vico
Washington Dead Cats – Wampas | La Bellevilloise – Paris | 30 septembre 2016
 
Ce soir La Bellevilloise s'est mise sur son 31. Normal me direz-vous pour la nuit du 30 septembre au 1er octobre. C'est surtout que l’on fête un anniversaire. Celui de La Féline, célèbre bar rockab du bas-Ménilmontant. Et le public aussi s'est looké avec des portées entières de cat-women paradant aux bras de leurs hipsters de minous.
 
C'est sûr qu’on va s'encanailler. Et l'affiche a vraiment de quoi attirer le Cha(t)land. En effet entre deux shows burlesques au rez-de-chaussée, de sacrés bons concerts sont  programmés au sous-sol.
 
Les Cookings With Elvis ouvrent les hostilités avec une soul-punk assez carrée. Les deux merveilles de choristes, apparemment prises en otage par le groove à la naissance, parviennent tantôt à adoucir, tantôt à épicer un set navigant entre extravagance et absurde. Bref, le petit bois parfait pour allumer les deux grosses bûches à venir.
 
Car ce sont deux énormes matous qui prennent le relais. A commencer par les Wampas qui se font (un peu) plus rares du fait de la carrière solo de Didier, de son autre groupe semi-familial Sugar & Tiger et de l'enregistrement récent d’un album de country québécoise. On pouvait se demander ce que donnerait la formation avec son nouveau guitariste, le jeune Florian Gauvin allias Effello Wampas qui a remplacé Philippe Almosnino parti cachetonner chez Johnny. Et bien la greffe a plutôt bien prise ! Le minet (quand il est né le groupe allait connaitre son 3ème guitariste) s'en sort bien et donne le change, sobrement mais avec envie, à ce bon vieux routard de Tony Truand. Le groupe entame en miaulant « Je voudrais » et d'autres titres du dernier album. Puis ils rugissent avec les classiques « Petite fille », « Les bottes rouges », « Rimini », « ce soir c'est Noël » jusqu'à « For the rock » qui conclut le concert après l'avoir souvent introduit par le passé. La fosse est en fusion, les bières volent et Didier s'allonge sur chaque fille qui a le malheur de slammer... Classique mais tellement efficace !
 
Alors que la horde suintante de punk-rockers monte se réhydrater en matant du coin de l'œil le "concours de la meilleure féline" (je vous laisse imaginer les épreuves) les Washington Dead Cats se préparent à enflammer la réunion d'anciens combattants. Après quelques vannes échangées sur scène entre leur chanteur Mat Firehair et Didier Wampas (qui sont d’ailleurs les seules pièces d’origine des deux formations), les Wash commencent leur pèlerinage en ronronnant leur punkabily. Appelons un chat un chat (mort), c'est un peu mou du genou. Le son est dégueu et la foule de quinquas lessivée par la machine Wampas. Le show décollera quand même sérieusement juste avant et pendant les rappels, notamment grâce aux anciens membres du groupe, comme le dessinateur/guitariste Fred Beltran, qui viennent sur scène mettre la main à la patte. « I am a dead cat », « All I miss » et pour finir « too drunk to fuck » avec Mat en slip kangourou et une nana qui slamme topless (peut-être la meilleure féline justement ?).
 
«  Too drunk to fuck » peut-être mais pas « too old to rock » pour nos deux vieux fauves sortis de leur cage ce soir… Assurément la griffe des plus grands !