The Oscillation, The Holydrug Couple et Holy Wave en live

« Pim, Pam, Poum, encore une Gonzaï Night de folie ! » // par Super Poncho
Gonzaï Night – The Oscillation / The Holydrug Couple / Holy Wave | La Maroquinerie – Paris   | 19 mars 2016
 
"Hello, on est Gonzai, on aime bien éclater la tête des gens avec des soirées à 12€ où on invite des groupes de ouf !"
C'est à mon avis ce qu'a du se dire le perfide Bester – qui en lisant cet article lancera, je l'espère, une pétition contre ces petits branleurs de chroniqueurs qui pullulent sur le net – en concoctant le programme de cette Gonzai Night.
Parce que bon, Holy Wave, The Oscillation et Holydrug Couple, c'est vraiment beaucoup mais beaucoup trop. Les deux premiers viennent présenter leurs nouveaux albums, "Freaks of Nurture" et "Monographic", tandis qu'Holydrug Couple surfe sur la vague de leur très acclamé "Moonlust". Des Américains, des Anglais et des Chiliens, en gros, on va autant voyager que nos sens. 

Holy Wave commence avec She put a seed in my ear, la chanson sur laquelle j'ai disserté pendant 10 lignes dans ma chronique de leur dernier album. Forcément, ils m'ont mis dans leur poche directement ! Sorte de backstage VIP, cette poche.
Les pauvres, obligés de jouer un tout petit peu plus que 30 minutes, « un scandale » aurait dit Georges Marchais. Le set est carré, le clavier est toujours aussi impressionnant, et que dire de la basse lors de l'ultime chanson. Les membres s'échangent les instruments entre les titres. Je crois que c'est la première fois que je vois un batteur devenir guitariste pour ensuite revenir à la batterie. Quelle tristesse de les voir partir si vite !

Avec Holydrug Couple, on croirait dévaler la Cordillère des Andes à toute vitesse pour atterrir en plein milieu du désert d'Atacama. Pendant cette épopée, on y verrait des paysages tous plus incroyables les uns que les autres. Avec Ives Sepùlveda, on tient un oiseau rare, sorte de compositeur virtuose, bidouilleur de son(s), créateur de sonorités nouvelles, bref un mec qui l'air de rien, sans l'air d'y toucher, te remet à ta place. J'ai encore du mal à me remettre du solo de Light or night. Ce groupe, c'est en quelque sorte Tame Impala, sans compromission.

Pis les Oscillation ont conclu la soirée comme il se devait. Alors que leurs compatriotes mettaient une petite fessée à nos rugbymens, les quatre londoniens ont réservé la même sentence au public de la Maro. La musique des Oscillation, c'est un peu comme un millefeuille géant : de grandes nappes sonores superposées les unes sur les autres. C'est copieux mais délicieux. La digestion se ferra avec la bouteille de whisky distribuée par le groupe à la fin du set. Si je devais décerner le titre d'héritier des Spacemen 3, nul doute que les Oscillation ne seraient pas bien loin !

Bon maintenant, à moi de lancer une idée de pétition : pour que tous les concerts de France et de Navarre soient de la même qualité qu'en ce samedi 19 mars, et surtout, au même prix. Merci Gonzaï.