The Black Tambourines en live

Le remède contre un lundi soir morose : The Black Tambourines // Par Super Poncho
The Black Tambourines |  Espace B – Paris  | 22 février 2016
 
Avant d'être débauché à prix d'or par Rock à la Casbah, il faut savoir que je travaillais pour un autre site, basé à Besançon. J'y avais chroniqué l'album Freedom des Black Tambourines, un groupe de jeunes Anglais. Pour conclure cette chronique, je me languissais de leur future venue. Car c'est la toute première fois que les quatre lads de Falmouth mettent les pieds à Paris. Et c'est pas faute d'avoir déjà fait parler d'eux en Angleterre. Ils avaient notamment fait sensation au Great Escape Festival 2014, sorte de Transmusicales d'outre-Manche, avant d'être finalistes du tremplin Glastonbury de la même année. Revenus cet été avec leur nouvel album, ils viennent pour la première à Paris pour une date tant attendue (surtout par moi) à l'Espace B.

C'est le trio d'Hawai Burger qui a l'honneur d'ouvrir le bal. Devant une audience clairsemée, ils nous délivrent un set progressif. En effet, les premières chansons nous accompagnent doucement en ce lundi pluvieux. J'ai eu un peu peur d'un set monotone. Mais après plusieurs chansons dont une reprise du Zizi de Pierre Perret (Oui oui!) et une magnifique version d'Hotel California, les ultimes titres sont accompagnés d'une très belle énergie, de nombreux changements de rythme, bref le cocktail que j'aime déguster un lundi soir. On comprend mieux pourquoi ils font partie de la compil' Meatball de Buddy Records !

Après une vingtaine minutes de préparation, les Black Tambourines entament leur set avec le titre Regulate. Quand tu commences avec un titre pareil, tu te mets forcément le public dans la poche. Sam et Spencer, les deux guitaristes, sont d'une complémentarité bluffante, s'échangeant à l'envie les parties rythmiques et les solos. Et ce grand dadet de Jack, qui à chaque instant, manquerait presque d'écharper ses petits camarades avec sa basse tellement il gesticule ! Pendant 45 minutes, le groupe réussit à emporter la foule avec ses titres ravageurs. Si je devais en citer quelques-uns, il y aurait l'enchaînement I Wanna Stay Away / Punk Simon qui déstabiliserait n'importe quelle foule. De même, quand on entend 27-25 Blues suivi de cette dernière chanson dont je ne connais pas le nom, on ne peut que regretter la durée du set.
En discutant avec le guitariste, je leur remémore notre échange au détour d'une allée à Glastonbury. Déjà à cette époque, je leur avais posé la question de leur venue à Paris... Deux ans après, enfin, je les vois ! Promis, la prochaine fois, ça sera un samedi soir et la salle sera bondée ! Revenez vite !