Big White + Prince Rama en live

Eternally teenage // Par Julianna George
Big White + Prince Rama | Point Ephémère – Paris  | 5 mai 2016

Il y a quelques semaine j’étais a New York et un dimanche soir un ami m’a emmené dans Lower East Side au « Berlin », petit club plutôt branché, pour une série de concerts.
Ce soir la, trois groupes s’enchainent, les deux premiers sont plutôt sympa, mais le dernier nous fait vraiment bonne impression et nous donne vraiment envie de s’y intéresser. Par hasard et chance, ils étaient de passage au Point Ephémère il y a deux semaines, l’occasion de voir si ils transforment l’essai sur le vieux continent.
 
Ce groupe c’est Big White.
 
Ils sont cinq, ils sont jeunes, ils sont australiens et ils sont cool.
Avec trois guitares, un clavier qui parfois joue le jeu de la basse, une batterie et trois chanteurs, Big White s’inscrit dans ce que l’on peut appeler un groupe Post-Punk tenté de New Wave.
Viens alors le moment des comparaisons donc allons-y puisque cela peut nous donner une idée du style de ces jeunes gens : ce que l’on peut dire c’est qu’ils ne sont pas aussi gothiques que The Cure, sans doute pas aussi punk que The Birthday, pas autant concept que Devo, on se rapprocherai plus de Gang of Four avec un quelque chose de The Brian Jonestown Massacre, plus la coolitude de Mac Demarco.
 
Mais arrêtons là les références puisque qu’il est évident que le groupe a une vraie pâte. Elle réside dans une décontraction et un certain sens de l’humour sur scène autant que dans l’esthétique du groupe. Les Australiens s’amusent et si l’opus s’appelle « Teenage Dreams » ce n’est pas pour rien, puisqu’il parait « que l’on est pas sérieux quand on a dix-sept ans ». Le groupe aurait donc rien a envier à ses aînés.
 
La force du groupe est aussi qu’il est constant tout en étant presque polymorphe, je m’explique :
Jack, Nicholas et Cody sont les trois guitares du groupe mais tous chantent. Et selon qui prend le lead vocal, les teintes du groupe changent. Cody va par exemple apporter une touche plus punk tandis que Nicholas vas nous emmener dans une new wave presque psychédélique. Si on ajoute à ça Elmo, seule fille du groupe, qui chante également et cela même en japonais, on arrive a un groupe plein de fraicheur aux formes multiples tout en sonnant follement actuel.
 
Pendant que Big White jouait sur la scène du Point Ephémère, un autre groupe se préparait ce soir là en coulisse et pas des moindres : Prince Rama.
Et quand Prince Rama monte sur scène, le mot éruption prend tout son sens. 
 
Le groupe, bombe cosmique, nous a livré un véritable show avec images vidéos encourageant la prise de MDMA, costumes fluo et maquillage pailleté.
Les deux soeurs nous viennent d’une autre planète mais bien située sur terre et plus précisément à Brooklyn et sont comme les filles illégitimes de Prince et Kelly Minogue (période Loco-Motion).
 
Nimai et Taraka toutes deux dignes des plus belles icônes gay mettent le feu sur une musique New-wave, électrique et pop. On a l’impression de voir Jem and the Holograms en mieux et en vrai. Impossible de ne pas danser ou sauter durant le concert. La salle se transforme en un temple au dance floor intergalactique. C’est kitch, c’est énergique, c’est bon comme un plaisir honteux et c’est unique. A la fin du show on est la limite de l’experience sensorielle ou du voyage mystico-méthaphysique.

--------------- Translation by Julianna George--------------

Few weeks ago, I was in New York and one Sunday evening a friend took me to the Lower East Side at "Berlin", small club, trendy, for a series of concerts.
That night three groups are playing, the first two are pretty nice, but the last makes us feel good and gives us really want to get involved. By chance and luck, they were passing in Paris, two weeks ago, the opportunity to see if they transform the test on the old continent.
 
This group is Big White.
 
They are five, they are young, they are Australian and they're cool.
With three guitars, a keyboard that sometimes plays the bass playing, drums and three vocalists, Big White is in what might be called a Post-Punk group coloring to New Wave.
 
Then come the comparisons moment so let's go because it can give us an idea of ​​the style of these young people : what we can say is that they are not as gothic as The Cure, probably not as punk as the Birthday, not much conceptualist as Devo, we rapprocherai more Gang of Four with something from the Brian Jonestown Massacre, plus Mac Demarco’s coolitude.
 
But stop there references since it is obvious that the group has a real touch. It resides in a relax attitude and a sense of humor on stage as much as the aesthetics of the group. The Australians play, have fun and if the album is called "Teenage Dreams" is not for nothing, since it appears "that we are not serious at seventeen*. » The group therefore have nothing to envy to his elders.
 
The strength of the group is that it is united and coherent but being almost polymorphic, let me explain:
Jack Nicholas and Cody are the three guitars of the group but all are singing. And depending on who takes the lead vocal, the hues and shades of the band change. Cody has a touch more punk while Nicholas gonna take us in a new wave almost psychedelic. If we add to that Elmo, only girl of the group, who also sings and that even in Japanese, we arrive at a band full of multiple freshness forms while sounding madly current.
 
While Big White played on stage at the Point Ephémere, another group was preparing in backstage and not least : Prince Rama.
And when Prince Rama jump on stage, the rash word makes sense.
 
The group, cosmic bomb, delivered a real show with pictures videos encouraging to take MDMA, fluorescent costumes and glittery makeup.
The two sisters we come from another planet but located on earth more specifically in Brooklyn and are like the illegitimate daughters of Prince and Kelly Minogue (period Loco-Motion) after the Burning Man Festival.
 
Taraka and Nimai are worthy of the finest gay icons and set fire on a New Wave, Electric and Pop music. One has the impression of seeing Jem and the Holograms in better and in true. Impossible not to dance or jump during the concert. The room becomes a temple with an intergalactic dance floor. It's kitsch, it's energetic, it's good as a guilty pleasure and this is unique. At the end of the show we are to the limit of sensory experience or mystical-metaphysic trip.
 
 
* Arthur Rimbaud