VOLAGE EN LIVE

« Volage en forme Olympic » // par Super Poncho
Volage | Olympic Café – Paris | 23 avril 2016

"Coffee Dreamer" de Volage résonne depuis maintenant plus de deux mois dans mes oreilles. Plus les écoutes s'enchainent, plus je l'aime et plus j'entre-aperçois dans cet opus la classe et la justesse qui caractérisent les tous meilleurs. L'audace, le courage, l'ambition, voilà les maîtres mots de cet EP. Comme l'a dit le chanteur au cœur du concert : « d'habitude, on fait des trucs en électrique », comme pour se justifier. Mais non putain, aucun besoin de se justifier, convertissez les gens à votre ''musique freestyle'' comme vous l'avez si joliment définie pendant le concert.

Avant de passer au concert freestyle, intéressons nous à la première partie, Vince & his lost Delegation. De Québec à Paris, ça commence à faire un sacré bout de temps qu'il écume les scènes le Vince. C'est toujours un plaisir, on croirait vivre le tendre retour d'une ex perdue de vue. Pendant un peu plus d'une demie heure, ça va jouer vite et fort, avec un petit problème de clavier au départ ; en gros, tout comme dans mon cerveau encore imbibé d'alcool, y'avait un petit court-circuit. Mais mine de rien, on avait devant nous un mec qui depuis plus de 10 ans balance la sauce des quatre coins du monde. « Une légende à nous » a dit un des membres de Volage. La classe.

Volage, passons à vous. Je rêve du moment où une salle vous confiera la programmation d'une soirée entière. Un set acoustique en apéro, puis derrière, l'explosion électrique. Un petit jour/nuit, chaud/froid, histoire de montrer toute l'étendue de votre palette artistique. Vous m'aviez dit avant le concert : « on va jouer 45 minutes ». Au final, plus d'une heure et on a senti que ça vous démangeait d'en donner encore plus ! Des essais mais surtout beaucoup de réussites ! Tous les titres de l'EP, dont la magnifique reprise de Cowgirl in the sand de Neil Young. Des reprises, on en a eu pleins ! Pis des belles ! Une reprise de Guillaume Marietta, une autre d'Anna ou encore un truc de Bob Dylan – je crois que ce mec est la prochaine signature Howlin Banana...

Encore une fois, comme me l'a dit l'auteure de la meilleure chronique de "Coffee Dreamer" : « Un bon concert, c'est un concert avec des reprises ! » Du coup, c'était un très très bon concert ! Une version de Not Enuff sur laquelle j'ai perdu mon slip, un nouveau titre complètement dingo avec Whispers et des trucs d'Heart Healing encore inédits en acoustique ! Merci pour Paolina, c'était fou.
Au final, c'était quand même pas mal. Vraiment pas mal. Si vous en voulez encore, ils seront à la release party des Kaviar Special le 7 mai au Point FMR, ça risque d'être cool. Bon un petit bémol, le cocktail de la Goutte d'Or. Vu la casquette de chantier que je me tape ce matin, le serveur doit être dyscalculique, y'avait un vrai souci au niveau des doses. Mais comme dit Volage : Love is All