The Parrots en live

« The Parrots en orbite » // par Super Poncho - Vidéo Still In Rock
The Parrots | Le Point Ephémère – Paris | 12 septembre 2016

Pour ce retour de vacances, il fallait un groupe qui sentait bon le sable chaud et le sel sur la peau. Avec les Parrots, difficile d'être plus dans le thème. Après leur magnifique EP Weed for the Parrots sorti en 2015, inutile de dire que leur premier long format était attendu par beaucoup. Avec Los Niňos sin miedos, sorti chez Heavenly à la fin août, les voilà de nouveau sur le haut de la vague garage. Quoi de mieux qu'une date au Point FMR pour faire les présentations ?

 
« Je veux établir une colonie sur la Lune où les Parrots y auraient écrit l'hymne national », voilà comment était décrite la musique des Espagnols dans un commentaire posté sur leur bandcamp. Force est de constater que la première fois que j'ai entendu le titre To The People Who Showed Me Their Love While I Was Here une incroyable sensation de plénitude m'avait envahi. Mais leur live, ce n'est pas uniquement un atterrissage intergalactique, mais bien tout le processus de mise en orbite, du stress consécutif à la mise à feu à l'explosion de joie dans la salle de contrôle. Retour sur l'épopée cosmique de la fusée Parrots.
 
Faux-départ ?
 
Nombre d'échecs et de drames ont émaillé l'histoire de la conquête de l'espace. Le drame de cette première partie ou Nancy Pants, c'est que contrairement à 90 pour cent du public, je n'ai pas du tout goûté à leur set. Objectivement, le batteur et le bassiste sont incroyables et la guitariste/chanteuse a une magnifique voix. Mais leur post-punk sentant bon le tournant des années 80-90 a quelque chose de faux, de superficiel. Et la chanteuse qui minaude pendant la moitié du concert n'arrange rien au tout. Putain mais qu'est-ce qu'elle cause !
 
La conquête de l'espace
 
Heureusement, les trois Madrilènes arrivent et vont offrir pendant un peu moins d'une heure un concert parfaitement construit. Avec leurs tronches, au choix, de Patrick Dewaere ou d'associés de Pablo Escobar, ils professent une musique aux sonorités sixties agrémentée d'un grain de folie très latin. Avec les Parrots, on a très chaud. Après un premier titre très rythmé, leur set se ralentit et voit s'enchaîner deux morceaux où la basse guide le groupe. Parmi eux, cet amour de To The People Who Showed Me Their Love While I Was Here, sorte de bande son d'un clip en slowmotion.
Derrière, ils enchaînent avec leur reprise d'All my loving des Almighty Defenders qui chauffe doucement la foule. A partir de ce moment-là, le tempo grimpe d'un niveau, le bassiste prend volontiers une deuxième guitare, laissant le chanteur éructer à l'envie dans le micro. En l'entendant, je me demande si ça ne serait pas en raison de son timbre de voix pouvant faire penser à un caquètement d'un perroquet que le groupe fut nommer de la sorte... Trêve de questionnement philosophique. Lorsque leur titre No Me Gustas Te Quiero retentit, le Point FMR entre en fusion. Le concert se termine dans un joyeux boxon où le guitariste abandonne sa guitare, se mêlant volontiers à la foule.

Nul de besoin de conclure si ce n'est pour dire qu'avec les Parrots, on a vu l'un des groupes du moment et qu'avec la richesse de leurs compositions, on risque d'en entendre parler encore longtemps. Ptêt bien même, qu'un jour, une étoile portera leur nom... Os Quiero The Parrots.